
Perspectives techniques
What is the MIPI CSE Specification and How is it Related to MIPI CSI-2?
7 min
La mesure active non intrusive des signaux est une technique puissante qui aide les ingénieurs concepteurs à tester, valider et déboguer toute une série de nouvelles interfaces à haute vitesse. L’utilisation de plusieurs sondes peut souvent s’avérer compliquée et compliquer la mise en place des tests, car les points de mesure se trouvent dans des zones inaccessibles.
La tête d’échantillonnage à distance RSH2 à plusieurs conducteurs d’Introspect offre une interface simple et équipée de connecteurs, permettant une connexion aisée aux bus parallèles à haut débit. Cette solution épurée et conviviale est facile à configurer pour une grande variété d’applications.
Dans cet article, nous vous montrons comment utiliser le RSH2 pour intercepter les données de la caméra d’un smartphone en temps réel. Poursuivez votre lecture pour découvrir ce que ces tests ont révélé.
Le matériel nécessaire à cette procédure comprend un RSH2 connecté à un smartphone via des pointes de sonde soudées, comme le montre la figure 1 ci-dessous. Le bus soumis au test est une liaison D-PHY acheminant le trafic CSI-2 de la caméra. Quatre voies de données et une voie d’horloge sont utilisées dans le téléphone, et toutes ces voies sont testées simultanément. Le trafic au sein du téléphone est détecté/testé par le RSH2, puis acheminé vers l’analyseur MIPI D-PHY et C-PHY SV5C-DPRXCPRX en vue de son traitement et de son analyse.

Une fois la configuration matérielle terminée, la capture de données à l’aide de l’analyseur D-PHY SV5C-DPRXCPRX est très simple grâce au logiciel Pinetree. L’utilisateur doit sélectionner l’outil approprié dans le logiciel pour lancer la capture. Ici, nous analysons la liaison haut débit entre l’appareil photo du téléphone et le processeur d’applications. Les données étant transférées sous forme de paquets CSI-2 via le bus, nous sélectionnons le composant csiDataCapture pour effectuer cette capture. Notre condition de déclenchement est un « frameStart » et la durée post-déclenchement (« postTriggerDuration ») est définie pour capturer une (1) trame complète.

Une fois la capture terminée, les résultats sont clairement organisés dans la visionneuse de captures du logiciel. Sous l’onglet « CSI Packets », des informations détaillées concernant la taille, les données, la rafale et les durées de chaque paquet sont résumées. Par exemple, sur la figure ci-dessous, on constate que le type de données de la première capture est un « frameStart », ce qui est normal compte tenu de la condition de déclenchement spécifiée.
Nous avons remarqué un phénomène intéressant dans ce panneau : certains paquets sont envoyés sur le canal virtuel 0 (VC0) et d’autres sur le canal virtuel 1 (VC1). Cela semble indiquer que deux images sont transférées sur le bus, au lieu d’une seule !

Pour approfondir cette analyse, vous pouvez ouvrir l’onglet « Frames », qui enregistre et affiche de manière claire les images capturées depuis le téléphone. La visionneuse affiche également des informations détaillées sur l’image, telles que le type de données, la résolution de l’image et la fréquence d’images.

On constate clairement ici que deux images ont en fait été capturées : l’une sur VC0 et l’autre sur VC1 ! La première image provient de l’appareil photo du téléphone, qui, dans ce cas précis, était orienté vers le plafond et une partie du système de ventilation du laboratoire. Nous pouvons examiner la deuxième image, prise sur VC1, qui est présentée ci-dessous :

Cette image est plus petite et semble constituer un sous-ensemble de la première image. Ainsi, au sein de la période globale comprise entre le « début d’image » et la « fin d’image » de l’image principale que nous capturons, le téléphone envoie également une image distincte qui semble contenir des informations relatives à la mise au point automatique. De nombreux appareils photo de smartphones modernes ont recours à des techniques de traitement informatique, telles que l’autofocus à détection de phase (PDAF), pour produire des images d’aspect professionnel. Ce téléphone semble utiliser certaines de ces techniques de traitement intégrées au capteur, ce qui révèle la conception efficace de l’appareil.
Charge réduite au minimum : particulièrement utile pour les applications basse tension telles que MIPI ou Embedded DisplayPort
Faible niveau de bruit : permet une analyse de protocole hautement fiable ou des tests de taux d’erreur sur les bits
Plusieurs modes de connexion : connexion permanente ou temporaire aux équipements sous test (DUT)
Vous avez hâte de voir comment tout cela fonctionne en temps réel ? Dans cette vidéo, nous vous guidons tout au long de la procédure permettant d’analyser la caméra d’un smartphone à l’aide du RSH2.
Enfin, nous avons récemment organisé un webinaire consacré au RSH2 et à l’analyse des signaux DDR et LPDDR. Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui s’intéressent aux interfaces mémoire de nouvelle génération ! Regardez l’enregistrement ici.
Comme vous pouvez le constater, la tête de prélèvement à distance RSH2 constitue une solution de sondage pour oscilloscope incroyablement polyvalente, capable de mettre au jour des données inattendues. Qu’il s’agisse des grands fabricants de smartphones qui utilisent la RSH2 pour le contrôle qualité des interfaces d’affichage en production, ou des laboratoires d’imagerie des principaux fabricants de SOC qui doivent vérifier l’interopérabilité avec différents fournisseurs de capteurs d’image, la RSH2 est un outil indispensable pour le sondage des signaux.
Non seulement le RSH2 est compatible avec notre gamme d’analyseurs et de générateurs de protocoles, mais il est également compatible avec n’importe quel oscilloscope de 50 ohms ! Vous pouvez donc l’intégrer à pratiquement n’importe quel banc d’essai et de mesure existant, pour un espace de travail extrêmement épuré et efficace.
Vous avez une question concernant le RSH2 ? N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse info@introspect.ca.